Petite introduction :
Dans le trésor de la confrérie de Notre-Dame des Miracles, se trouve un trésor à peu comparable, la croix provenant de l’abbaye cistercienne de Clairmarais (supprimée en 1791, détruite en 1802). Cet établissement fut le plus grand de la région après Saint-Bertin. Fondé au XIIe siècle, il rejoint la réforme clunisienne et réunit des domaines très riches avant que les guerres de la fin du Moyen Age et des siècles suivants ne ruinent sa prospérité. Cette croix datant des années 1210, l’époque de la splendeur, est un excellent reflet de cette prospérité. Réalisée à une époque proche de la prise Constantinople par les croisés, elle est l’une des premières œuvres appartenant au « style 1200 ».
La croix de Clairmarais présente une face dorée recouverte de réseaux floraux de grande qualité réalisés en filigranes et de pierres enchâssées. Le revers de la croix, en argen doré est également d''une grande qualité d'exécution. Contrairement à l'avers il est entièrement figué d'un programme iconographique lié au Christ crucifié et Sauveur du Monde. Elle sert aux processions mais constitue surtout un reliquaire des morceaux de la vraie croix rapportés pendant les croisades. Ces fragments de la Vraie Croix sont visibles à travers le cristal de roche disposé en forme de croix côté face.